Voyage en PMA

Les 10 moments les plus angoissants en PMA

La PMA, j’en parle beaucoup en ce moment… Normal, je suis en plein dedans, et pour exorciser toute l’angoisse que cela m’apporte, j’ai pensé à vous lister les pires moments qu’on peut traverser lorsqu’on fait une FIV par exemple… Si vous avez vécu des moments angoissants que je n’ai pas cité, vous pouvez les mettre en commentaire, je les ajouterai au fur et à mesure de leur réception !

  • L’organisation de la Fiv… Une Fiv, c’est de nombreux rendez-vous, prises de sang, échographies, tous les 2, ou 3 jours incompatibles avec ma vie d’hôtesse de l’air, mais aussi avec n’importe quel travail plus classique en fait. Pouvoir se rendre libre à des horaires que nous ne pouvons pas choisir sans le savoir à l’avance, c’est vraiment difficile…
  • Trouver les dits rendez-vous, surtout pour les échographies, peut relever du parcours du combattant. La semaine dernière par exemple, j’avais besoin d’avoir une écho et un rendez-vous préopératoire avec un anesthésiste… Evidemment j’ai bien choisi ma semaine avec ce « viaduc » de mai… J’ai même pris en otage l’anesthésiste de garde en squattant la clinique, vu que personne ne pouvait le contacter par téléphone ce jour là ! Je remercie d’ailleurs infiniment l’échographe qui m’a reçue, qui était visiblement le seul à travailler ce jour là…

  • Les médicaments, le traitement pour stimuler les ovaires est souvent sur commande  dans la plupart des pharmacies… Et quand la pharmacie se plante dans la commande et qu’il me faut traverser tout Paris pour pouvoir trouver ce que je dois m’injecter le soir même avec mon fils sous le bras, j’ai juste l’impression d’être en plein marathon…
  • Bien suivre le traitement, ne rien oublier… D’une Fiv à l’autre le traitement est adapté, il faut vraiment lire l’ordonnance sous peine d’oublier quelque chose, ça m’est déjà arrivé… Et dans ces moments là, j’ai envie de pleurer et de disparaître… Tout gâcher parce qu’on n’a pas bien lu le papier, c’est vraiment très énervant…

  • Ensuite, l’angoisse de l’écho. Combien de follicules… Sachant que mon professeur en demande 5 minimum pour commencer la Fiv… 5 minimum, mais pas d’hyperstimulation non plus, cela pourrait mettre ma santé en danger… Donc pas trop peu, pas trop non plus… Et d’écho en écho, grossissent-ils bien ?!!!

  • Le jour de la ponction, nous connaissons le nombre supposé d’ovocytes, avec les résultats de la dernière échographie… Pour moi, il y avait 17 follicules, donc possiblement 17 ovocytes. De retour du bloc, le tant espéré futur papa monte au labo pour avoir le nombre réel d’ovocytes. Pendant ce temps, je m’imagine quel nombre serait correct. J’avais opté pour 10 ovocytes minimum, pensant être large. Il y en avait 9…
  • Le lendemain, le labo est censé appeler pour nous donner le nombre d’embryons qu’ils ont pu obtenir, dans mon cas, par la micro-injection du spermatozoïde soigneusement sélectionné. L’attente est très angoissante. A ce moment là on a encore assez mal au ventre du fait de la ponction, on ne se sent pas très bien… Coup de fil… Ils ont pu en micro-injecter 5, et seuls 3 ont commencé leur développement… Aïe… C’est peu, trop peu, j’ai un mauvais pressentiment…

  • Vient le moment du transfert… Lors de ma troisième tentative, nous étions en train de nous garer devant la clinique, pour « aller chercher nos bébés ». Tout heureux, nous espérions qu’ils avaient passé une bonne nuit… Mon téléphone sonne, c’est le labo, nous pouvons rentrer chez nous, les embryons se sont tous arrêtés… Depuis, c’est encore un moment très angoissant que nous vivons. Ce matin, le transfert devait avoir lieu, mais les embryons n’étaient pas assez développés… Il est donc reporté de 24H…
  • L’inévitable test de grossesse, qui suit une période interminable de doutes et de peurs. On s’examine, on s’écoute, on s’ausculte, on cherche des signes… Le jour J, on y croit, ou pas. Le résultat est là, il est positif, c’est un moment d’intense bonheur. Négatif, on se demande d’abord si on ne l’a pas fait trop tôt ce fameux test. On pense à un faux négatif… Et les règles arrivent, la réalité s’impose à nous…

  • En cas de test positif, à chaque écho de contrôle, l’angoisse est toujours là, tapie au fond de nous, on a peur, une peur terrible qu’après tout ce parcours le petit coeur se soit arrêté… Jusqu’à ce que bébé soit enfin dans nos bras l’angoisse reste là, dans un recoin de nous même, prête à ressurgir à tout moment…

Demain aura lieu donc le transfert… Ou pas… J’ai une boule d’angoisse dans le ventre… A l’heure où vous me lirez je saurai déjà si mes « bébés », ces trois petits embryons, ont survécu à la nuit… Si le transfert a bien eu lieu, et s’il m’est donc permit de commencer à espérer !

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