Voyage en PMA

Snifer du bébé et ne pas pleurer

En général, je m’épargne la vue des bébés sur les réseaux sociaux. Je suis toujours contente quand une copine est enceinte, mais j’essaye de ne pas trop m’attarder sur les photos des ventres arrondis, ou celles des jolis bébés tout neufs. Je ne guérirais jamais de cette envie incommensurable d’un deuxième enfant, même si j’ai dû faire une croix sur la PMA bien malgré moi. Mais samedi, j’ai à nouveau snifé du bébé.

J’ai snifé du bébé et croyez moi, ça m’a fait un bien fou ! Je ne me suis pas sentie trop vieille pour affronter l’intense épreuve des premiers mois, j’ai retrouvé les sensations de la toute jeune mère (seins qui tirent et périnée explosé en moins), et j’ai eu l’impression d’être plus sereine, de ne pas avoir envie de pleurer sur mon infortune et mon infertilité.

Ce bébé là, cette toute petite princesse ultra légère et à la demande d’amour immense, je l’ai aimée dans l’instant. La beaucoup trop mignonne deuxième fille d’ Amélie Épicétout,  je l’ai respirée, câlinée, quelques minutes, puis rendue à sa maman, pas parce qu’elle s’est mise à pleurer, mais car sinon je n’allais plus pouvoir la quitter !

Alors voilà, ça faisait longtemps que je n’avais pas snifé de bébé, je n’ai pas fait d’allergie en sa présence, je n’ai pas pleuré, pas ressenti de tristesse, ni eu envie de détourner le regard, mais seulement une joie viscérale, presque utérine. Elle, du haut de ses 4 kg et quelques, m’a communiqué des tonnes de courage pour attendre à nouveau mon miracle. Et s’il ne vient pas, je veux dire jamais, j’irai à nouveau snifer les bébés de mes amies, parce que c’est merveilleux…

Ça y est je pleure…

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