
Ma petite étoile a vu le jour le 05 novembre 2010. Après une grossesse très difficile à vivre, une perte de poids impressionnante et des douleurs omniprésentes, à l’issue d’un combat contre mère nature qui m’a valu d’y laisser ma santé, la récompense de ma vie, mon plus grand bonheur, mon petit garçon si petit a poussé son premier cri…
J’ai eu peur tout au long de la grossesse. Avant chaque nouvelle écho, j’avais une peur indicible de l’avoir perdu. Jusqu’au jour ou je l’ai tenu dans mes bras, concentrée pour qu’il ne glisse pas, le serrant très fort pour le réchauffer, je ne croyais pas à mon bonheur. Et si on me l’enlevait après tout cela ? Cette peur constante est la première chose que j’ai appris de la Maternité. Avant d’être mère ou parent, on ne connaît pas vraiment la peur.
J’ai attendu qu’il pleure, parce que dans les films ils pleurent toujours et cela a l’air déterminant. j’ai commencé à respirer en même temps que lui. Sa petite main a attrapé mon doigt, et je l’ai détaillé. Parfait, magnifique. Je n’ai pas vu la drôle de forme de sa petite tête. Je n’ai pas vu qu’il louchait légèrement. J’ai vu sa peau blanche et lisse. J’ai vu qu’il avait autant de membres que ce qu’on voyait sur les échos. J’ai vu ses petites joues et j’ai eu envie d’y déposer plein de baisers.
J’ai pleuré, beaucoup, j’avais réussi un miracle… Je m’étais battue et mon bonheur, ma vie était enfin là, vivant, chaud, roulé en boule dans mes bras, arrivé bien avant la date, comme pour me montrer qu’il n’en pouvait plus d’attendre. Une connexion mère fils s’est établie ce jour là. Une promesse silencieuse de toujours être là l’un pour l’autre. Mon tout petit, mon enfant, mon étoile, ma lumière… Il y a cinq ans, tu as changé ma vie, tu m’as fait devenir vivante…

