
Avoir un enfant unique, quand ça n’est pas un choix, ça soulève de nombreuses questions. L’avenir nous dira si notre fils aura ou pas un petit frère ou une petite soeur un jour. Mais pour le moment, nous n’avons pas le choix, si l’élevons du mieux que nous pouvons, il est seul.
Quand Fisher Price m’a conviée à une table ronde autour du thème de la fratrie, j’ai accepté avec soulagement, certaine que j’allais pouvoir poser les questions que j’ai sur le coeur. Françoise Peille, Psychologue spécialisée en psychiatrie infantile a bien voulu nous donner quelques pistes pour que nos enfants vivent mieux au sein de la fratrie qui est la leur.
Mes questions, mes interrogations, tout ce qui me turlupine à propos du fait d’avoir un fils unique, j’ai trouvé le courage de les exposer de vive voix à Madame Peille. Ce que j’ai compris, c’est que si je me pose la question, mon fils lui ne s’interroge pas, il ne connait rien d’autre et n’en souffre pas…
L’enfant unique ne se sentira pas seul s’il a la possibilité de s’ouvrir aux autres, et ça fait partie du travail des parents de faire en sorte qu’il fréquente d’autres enfants, que ce soit des amis d’écoles, des cousins ou bien encore les enfants d’amis… L’enfant est un être social qui ne se satisfait pas de l’unique fréquentation de ses parents.
Il y a aussi, d’après le Docteur Peille, qui fait une analyse du ressenti de plusieurs enfants uniques, plusieurs pièges à éviter pour les parents, et je vais essayer de ne pas tomber dedans. Etre l’enfant « idéal », c’est aussi avoir un poids énorme sur les épaules, l’enfant imagine que ses parents s’attendent à ce qu’il soit parfait sur tout les tableaux. Dans une fratrie, il y a souvent des enfants aux qualités différentes : l’enfant intellectuel, l’enfant manuel, la fille, le garçon. L’enfant unique a souvent la sensation du devoir d’être tout cela.
L’enfant unique d’après cette étude souffre souvent de son statut. Mais pour certains, c’est un privilège, ils ont l’attention totale de leurs parents. En conclusion, sans trop de pression, avec une bonne ouverture aux autres, en prenant le temps de voir grandir son enfant, et en lui conservant sa place d’enfant, et non pas de troisième membre du couple, j’ai toutes les chances d’élever au mieux mon fils et d’en faire un futur adulte épanoui !
Merci à Fisher Price et au programme passionnant de cette table ronde organisée au sein de la P’tite Tribu, je suis vraiment rassurée par ce que j’ai entendu et lu. J’ai cessé de culpabiliser pour quelque chose qui ne dépend de toutes façons pas de moi !
Source: Françoise Peille, Frères et soeurs, chacun cherche sa place, éditions Hachette pratique.

