
Une semaine en enfer, dans un épais brouillard de la pollution a Paris. La gorge qui pique, le nez bouché, les yeux gonflés. Et ce mal de tête qui ne nous quitte pas ! La température est pourtant clémente, on croirait le printemps arrivé prématurément même ! Il ne s’agit pas non plus d’une épidémie, ce n’est pas un virus. Non, je vis à Paris et dans l’air que je respire, une pollution intense agresse mes poumons.
Il n’y a qu’à regarder par la fenêtre pour voir l’étendue des dégâts. Rien, nous ne voyons rien. Au loin, droit devant, j’imagine la belle tour de métal. Je ne peux que puiser dans mes souvenirs, cela fait une semaine que je n’ai pu voir la tour Eiffel ! Ni aucun des monuments parisiens en fait. Ni même l’immeuble d’en face ou presque !
A chaque regard vers l’extérieur, j’ai une bouffée d’angoisse. Cette vision post apocalyptique de ce que pourrait être notre vie si nous ne prenions pas les choses en main est terrorisante. Nos enfants souffriraient de maux respiratoires gravissimes et les personnes les plus faibles ne survivraient sans doute pas. Depuis une semaine l’air n’est plus invisible, gorgé de ces particules pas si fines… Personne n’a envie de respirer cet air là, si sale, si nocif !
La pollution jusque là restait assez virtuelle dans ma tête, mais la voir, la toucher presque la rend plus palpable, plus réelle, plus agressive aussi. J’ai peur pour la santé de mon fils, j’ai peur pour notre avenir dans ces conditions. Je n’exagère pas, dans la rue, on s’essouffle en marchant, la lumière filtre à peine à travers cet épais brouillard.
Il est temps de faire quelque chose, cela doit agir comme un électrochoc, il faut que la prise de conscience soit massive ! Paris n’est pas la ville la plus polluée du monde, j’ai vu largement pire en Chine en Inde ou au Mexique, mais ce qu’elle est en train de devenir par notre faute est terrible…
